ÉTÉ QUÉBÉCOIS
Les festivals et la culture demeurent les vedettes
MARC LAROUCHE
Les Québécois ont beau composer avec un contexte économique qui demeure incertain, ils ne semblent pas prêts à sacrifier leur été. Selon une enquête réalisée pour Événements Attractions Québec auprès de 1000 répondants, 95 % des Québécois prévoient participer à au moins une activité récréotouristique au cours des prochains mois. En moyenne, chacun envisage de prendre part à 3,6 activités durant la saison estivale.
« Je me réjouis de constater que les Québécois seront encore nombreux à choisir leur destination et leurs activités ici, au Québec », souligne la ministre du Tourisme, Amélie Dionne. « L’été est une saison privilégiée pour découvrir la richesse de notre offre touristique, qu’il s’agisse de festivals, d’événements, d’attraits culturels ou d’expériences en nature. »
Les festivals et événements conservent leur statut de locomotives de l’été québécois. Plus de trois Québécois sur quatre envisagent d’y participer cette année. Ils sont talonnés de très près par les parcs et sites naturels, ainsi que par les activités culturelles et les spectacles, qui attirent eux aussi près des trois quarts des répondants.
Le portrait révèle toutefois que les intérêts des vacanciers sont de plus en plus diversifiés. Les activités sportives et récréatives en plein air séduisent six personnes sur dix, tandis que les musées et centres d’interprétation continuent de tirer leur épingle du jeu auprès d’une proportion similaire de la population.
Lorsque vient le temps de parler de certitudes plutôt que de simples intentions, quatre catégories arrivent pratiquement nez à nez. Les festivals et événements, les activités culturelles, les activités sportives extérieures, ainsi que les parcs et les sites naturels recueillent chacun l’adhésion ferme d’environ trois Québécois sur dix.
Expériences autochtones
L’étude met également en lumière un intérêt croissant pour les expériences autochtones. Près du quart des Québécois envisagent d’en découvrir au moins une cet été. Une curiosité qui se traduit par un désir d’authenticité et de rencontres avec les cultures des Premiers Peuples.
La plateforme terrestre d’observation des mammifères marins Putep ‘t-awt. Photo : Site web Tourisme Bas-Saint-Laurent
Pour Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec, cet intérêt représente une occasion unique de rapprocher les visiteurs des communautés. « L’offre touristique autochtone est recherchée, de qualité, et empreinte d’authenticité. Elle permet de vivre le Québec autrement, à travers les cultures vivantes des 55 communautés et des 11 Nations des Premiers Peuples », affirme-t-il.En conclusion, le trio gagnant de l’été 2026 se dessine clairement : festivals, nature et culture. Trois univers différents, mais un même désir de profiter pleinement de la belle saison sans nécessairement quitter le Québec. Une bonne nouvelle pour les organisateurs d’événements, et pour les attractions touristiques qui pourront compter, encore une fois, sur l’appétit des Québécois pour les découvertes estivales.
BAS-SAINT-LAURENT
Hausse marquée de la demande
en hébergement touristique en hiver
MARC LAROUCHE
Pendant que la plupart profitent des beaux jours, Tourisme Bas-Saint-Laurent a présenté son bilan du tourisme hivernal ainsi que du tourisme d’affaires et d’événements qui continuent de gagner des adeptes.
Selon l’organisme, la saison de motoneige a débuté deux semaines plus tôt que l’année dernière. Les importantes chutes de neige ont aussi favorisé la pratique des activités hivernales telles que le ski alpin, le ski de fond, la raquette et le fat bike. Entre janvier et mars 2026, 99 735 nuitées ont été enregistrées dans les établissements d’hébergement, ce qui représente une hausse de 15,1 % par rapport à 2025. Le taux d’occupation des établissements d’hébergement commercial s’est établi à 41,4 % pour ces trois mois, soit une hausse de 3,7 % par rapport à 2025.
Tourisme hivernal
Exceptionnellement, la saison de motoneige a débuté à la mi-décembre, soit deux semaines plus tôt comparativement aux dernières années. Les sentiers ont été accessibles aux touristes pendant un peu plus de 11 semaines, et les établissements d’hébergement se sont dits hautement satisfaits de l’achalandage, considéré comme meilleur que celui de l’an dernier.
« À elle seule, la pratique de la motoneige rapporte plus de 21,8 M$ en retombées annuellement. Avec plus de 1800 km de sentiers de qualité, la pratique de la motoneige est reconnue et prisée au Bas-Saint-Laurent. On y accueille des motoneigistes du Québec, des États-Unis, des Maritimes et de l’Ontario », note Tourisme Bas-Saint-Laurent.
Les amateurs d’activités hivernales ont aussi pu bénéficier d’une période d’ouverture qui s’est prolongée jusqu’en avril pour certains centres de ski. On dénote aussi une augmentation de fréquentation.
Tourisme d’affaires et d’événements
Pour la période de janvier à mars 2026, Tourisme Bas-Saint-Laurent a dénombré plus de 40 événements, notamment dans les centres de congrès de Rivière-du-Loup et de Rimouski. Jusqu’à 20 000 nuitées ont été générées par ces activités dans la dernière année.
On remarque une hausse de 15,1 % de la demande totale en hébergement commercial et de courte durée pour les mois de janvier à mars 2026, avec 99 735 nuitées. Il s’agit du plus grand nombre de nuitées générées dans la région pour cette période depuis que ces données sont compilées. On dénote aussi une hausse de 3,7 % du taux d’occupation dans les établissements d’hébergement commercial pour les mois de janvier à mars 2026, et une hausse de 17,9 % du nombre moyen d’unités louées par jour.
La plateforme terrestre d’observation des mammifères marins Putep ‘t-awt. Photo : Site web Tourisme Bas-Saint-Laurent
Le site web www.bassaintlaurent.ca a compté 38 000 visiteurs et 124 000 pages vues pour la période de décembre à mars 2026. On dénombre 5400 abonnés à la page Facebook Motoneige au Bas-Saint-Laurent, et 969 personnes ont participé au concours motoneige.
Notons que le Bas-Saint-Laurent est aussi une destination fort appréciée en été, comme l’a démontré le plus de récent sondage portant sur les intentions de voyage des principaux marchés mené par Léger pour le ministère du Tourisme. Le Bas-Saint-Laurent fait toujours partie des cinq choix les plus prisés des Québécois, avec 13 % des intentions de visite. Le tourisme au Bas-Saint-Laurent représente 484 entreprises, 6756 emplois, et 479 millions $ en retombées annuelles.
