Investissement record pour La Fondation
de l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima

MARC LAROUCHE

Les services s’améliorent encore à l’hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière. Grâce à une collaboration entre la Fondation et le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent (CISSS), l’établissement de santé est maintenant doté d’une toute nouvelle salle de radiographie équipée d’un appareil de radiographie numérique à la fine pointe de la technologie.

Le projet de 510 000 $ a été financé conjointement et à parts égales par la ­Fondation de l’Hôpital de Notre-Dame-de-Fatima et le CISSS du Bas-Saint-Laurent. « Notre investissement de 255 000 $ est le plus important de toute l’histoire de la Fondation depuis sa création en 1983 », lance le président du conseil d’administration, le Dr Gaétan Lévesque, ajoutant que ce projet s’inscrit dans les investissements de 2025 de l’organisation, qui totalisent 591 000 $.
La durée de vie utile de l’ancienne machine, une dizaine d’années, était atteinte. « On passe véritablement à une autre étape. Ce sera beaucoup plus rapide. Avant, on prenait la radiographie, et il fallait attendre de la développer, aller la chercher la cassette pour l’analyser, tout cela pendant que souvent, les patients souffraient. Maintenant, le procédé est instantané », explique Sandra Lajoie, cheffe de l’imagerie médicale.
Au cours de la dernière année, la Fondation a procédé entre autres à l’acquisition d’un échographe, d’un appareil d’analyse des fonctions pulmonaires et d’un gastroscope. « La Fondation est ­active, et profondément engagée dans son milieu », dit-il, précisant que l’achat d’équipement d’une valeur de plus de 500 000 $ est prévu pour 2026, ce qui portera les investissements de la ­Fondation sur deux ans à plus d’un million $, plus de trois millions $ depuis 1983, tout ceci grâce aux partenaires et donateurs. « Je tiens à souligner la participation de ­Rousseau Métalm qui a versé 8000 $ au projet que nous vous présentons », ajoute le Dr Lévesque.
Réaménagement complet
Outre l’appareil, l’emplacement de la porte du département a été changé, ce qui évite bien des désagréments autant aux patients qu’au personnel. C’est aussi une grande amélioration pour les technologues qui doivent déplacer les patients sur une civière, et devaient faire des pirouettes pour manipuler le tout dans l’ancien espace. Le tout a été réalisé en six mois.

Valérie Imbeault manipule le nouvel équipement. L’examen sera plus court pour les patients.

 

« On est très fiers. Un investissement de 255 000 $ pour une petite fondation en région, c’est extraordinaire, et nous voulions aujourd’hui souligner la collaboration avec le CISSS », note la directrice générale de la Fondation, Maryse Pelletier. « Il y a l’appareil, mais aussi tout le côté ergonomique qui sera amélioré autant pour le personnel que pour les usagers ». « C’est vraiment un beau partenariat pour desservir encore plus notre population », confirme Frédéric Audibert du CISSS du Bas-Saint-Laurent.
Le nouvel équipement en imagerie médicale permettra de réaliser une quarantaine d’examens chaque jour. Plus de 13 000 radiographies seront effectuées dans cette salle renouvelée. « En plus de réaliser des images instantanées, le nouvel équipement utilisera une technologie permettant de réduire l’exposition à la radiation. Il favorisera également l’intégration de systèmes informatiques pour une gestion fluide des données », conclut le CISSS.
À la une : Les membres de la Fondation, du CISSS et du personnel sont très heureux de cette acquisition. Photos : Marc Larouche

76 feux de végétation en avril

MARC LAROUCHE

Le mois d’avril a été nettement plus actif qu’à l’habitude sur le plan des incendies de végétation au Québec. Selon la SOPFEU, 76 feux ayant affecté la forêt ont été recensés, soit une trentaine de plus que la moyenne des dix dernières années, établie à 45,3 feux. La superficie brûlée atteint 43,8 hectares, comparativement à une moyenne de 27,4 hectares.

Les régions les plus touchées depuis le début de la saison sont l’Outaouais les Laurentides, Lanaudière et l’Estrie. Illustration : Courtoisie

Tous les incendies survenus depuis le début de la saison sont d’origine humaine. Une longue période sans pluie, causée par une crête anticyclonique à la troisième semaine d’avril, explique en grande partie cette hausse. Plus de 90 % des feux se sont déclarés entre le 21 et le 29 avril. Les vents soutenus ont également aggravé la situation, provoquant notamment des chutes de branches, et onze incendies liés à des bris de fils électriques.
Comme chaque printemps, les feux se concentrent dans le sud de la province, là où la neige a complètement disparu. Les activités humaines en demeurent la principale cause. Le brûlage de rebuts végétaux, lié au nettoyage printanier des terrains, est responsable à lui seul de 28 incendies. Douze autres sont attribuables à des articles de fumeurs, notamment des mégots jetés au sol, tandis que dix incendies ont été déclenchés par des feux de récréation.
La SOPFEU rappelle que le printemps est une période particulièrement à risque en raison de la présence de végétaux secs et hautement inflammables. L’organisme invite la population à redoubler de prudence, et à privilégier des solutions sécuritaires comme le compostage ou l’écocentre pour se départir des résidus verts.