Bernard Généreux accuse les libéraux
de fragiliser l’économie canadienne
JOSÉ D. SOUCY
Le député conservateur de Côte-du-Sud–Rivière-du-Loup–Kataskomiq–Témiscouata, Bernard Généreux, a vivement dénoncé la gestion économique du gouvernement libéral lors d’un échange musclé à la Chambre des communes, accusant Ottawa d’alourdir la dette publique tout en laissant se multiplier les pertes d’emplois au pays, particulièrement au Québec.
Dans une intervention directe, Bernard Généreux a dressé un portrait sévère des politiques économiques mises en place par les libéraux depuis leur arrivée au pouvoir il y a maintenant plus d’une décennie. « Voici la définition de ce premier ministre libéral coûteux : plus d’agences, plus de taxes, plus de dépenses, plus d’argent sur la carte de crédit, plus d’intérêts payés sur la carte de crédit, et plus de pertes d’emplois. Toujours la même chose », a-t-il lancé en chambre.
Le député conservateur estime que les dépenses gouvernementales excessives nuisent à la capacité du pays de créer de la richesse et de maintenir des emplois durables. Selon lui, les difficultés économiques observées actuellement ne sont pas simplement liées au contexte mondial, mais bien à des choix politiques effectués par Ottawa au cours des dernières années. « Tout ce qu’on fait actuellement, c’est de perdre des emplois, Monsieur le Président. Quand est-ce que ce premier ministre va réaliser que ce n’est pas en tirant de l’argent par les fenêtres qu’on va développer l’économie ? », a-t-il ajouté.
Milliers d’emplois perdus
Bernard Généreux a également accusé le gouvernement de tenter de minimiser l’ampleur des difficultés économiques vécues dans plusieurs régions du pays. Il affirme notamment que les chiffres récents sur l’emploi démontrent clairement un ralentissement inquiétant. « Le Canada perd actuellement des emplois par dizaines de milliers tous les mois. Au Québec seulement, 43 000 emplois ont été perdus en avril, portant les pertes d’emplois en 2026 à 91 000, au Québec seulement », a-t-il soutenu.
Selon lui, ces pertes d’emplois reflètent directement les conséquences d’une mauvaise gestion des finances publiques, et d’un climat économique devenu moins favorable aux entreprises. « Ça, c’est de la faute de la gestion libérale. Après ça, comment les libéraux peuvent-ils nous dire que tout va bien ? C’est incroyable, c’est impossible ! », a-t-il poursuivi.
Réponse du gouvernement
Le gouvernement fédéral a toutefois rejeté catégoriquement les accusations formulées par l’opposition conservatrice. Répondant au député, le secrétaire parlementaire du ministre des Finances et du Revenu national et secrétaire parlementaire du secrétaire d’État Ryan Turnbull estime que son gouvernement fait preuve de retenue sur le plan financier.
Bernard Généreux. Photo : Courtoisie
« Bon, les députés d’en face peuvent chahuter s’ils le veulent, mais d’après le Fonds monétaire international, qui est une sommité en matière d’économie mondiale, le Canada a l’une des positions les plus solides parmi les pays du G7, et nous optimisons cette capacité pour faire des investissements générationnels », a-t-il déclaré.
Cette stabilité financière, selon le gouvernement, permet d’effectuer des investissements importants afin de soutenir l’économie canadienne dans un contexte marqué notamment par les tensions commerciales avec les États-Unis, et les enjeux liés aux tarifs douaniers.
Les libéraux ont d’ailleurs mis de l’avant certaines initiatives économiques récentes pour illustrer leur stratégie, notamment la visite effectuée dernièrement par le premier ministre Mark Carney auprès de l’entreprise Ener Tech qui fait face aux conséquences des tarifs états-uniens dans son secteur d’activité.
Pour mieux soutenir les producteurs agricoles
vivant de la détresse psychologique
Le comité en santé psychologique de la Fédération de l’UPA du Bas‑Saint‑Laurent (FUPABSL) a tenu le 30 avril dernier une journée d’information et d’échanges à l’Hôtel Levesque de Rivière‑du‑Loup. Ouverte aux partenaires agroalimentaires, aux élus de la Fédération ainsi qu’aux organismes communautaires, cette journée visait à mieux faire connaître les services offerts aux producteurs vivant de la détresse psychologique, de même que les causes pouvant y contribuer.
Avec une trentaine de participants provenant de l’ensemble du Bas‑Saint‑Laurent, et une dizaine de présentations proposées tout au long de la journée, le comité régional se dit satisfait de l’atteinte de ses objectifs. Sept organismes régionaux — le Centre de prévention du suicide de l’Est, C‑TA‑C, La Lueur du Bas‑Saint‑Laurent, Santé mentale Québec, La Bouffée d’air du KRTB, le Centre de prévention du suicide du KRTB et Trajectoires hommes du KRTB — ont pris part à l’exercice. Ces présentations avaient pour but d’outiller les représentants des organisations agroalimentaires du territoire quant aux services disponibles pour soutenir les producteurs en situation de détresse psychologique.
« Il existe une panoplie d’organisations et de services dédiés presque exclusivement au milieu agricole. Or, aussi bienveillants que soient leurs représentants, ceux‑ci connaissent souvent peu les organismes communautaires du territoire pouvant venir en soutien aux producteurs en situation de détresse psychologique. Notre souhait était de briser ces silos afin que chacun soit mieux informé de ce qui existe, et puisse diriger adéquatement les producteurs qui en ont besoin », souligne Jessie Rioux, présidente du comité régional.
Des réalités à démystifier
En contrepartie, la clientèle agricole présente des particularités bien spécifiques : une surreprésentation masculine encore fortement influencée par le mythe de l’homme invincible, la confusion des sphères familiale et professionnelle, un isolement plus marqué que dans d’autres secteurs d’activité, ainsi qu’un milieu fortement soumis aux aléas climatiques et environnementaux.
La journée de sensibilisation a été un succès. Photo : Courtoisie
Ces réalités, parmi d’autres, exigent une approche adaptée que les intervenants des organismes communautaires de la région doivent bien comprendre afin d’orienter leurs interventions en conséquence.
Les présentations offertes par les deux travailleuses de rang de la région ainsi que par les Agricultrices du Bas‑Saint‑Laurent ont permis de mieux saisir ces enjeux particuliers, tout en sensibilisant les participants au travail invisible et à la charge mentale vécue par les productrices agricoles.
« Pour notre comité régional, le partage d’information réalisé dans le cadre de cette rencontre a clairement démontré la pertinence de tenir une telle journée. À l’issue de cet événement, l’ensemble des participants reconnaissaient être mieux outillés pour comprendre les causes de la détresse psychologique chez les producteurs, et mieux connaître le réseau de soutien appelé à intervenir. Il nous revient maintenant d’entretenir ces liens, au bénéfice des producteurs agricoles de notre région », conclut Jessie Rioux.
Le comité en santé psychologique de la FUPABSL œuvre à contrer la détresse psychologique chez les producteurs agricoles du territoire.
Source : FUPABLS
