Nouveau sommet pour les dépenses en culture
MARC LAROUCHE
En 2023-2024, les dépenses totales de l’administration publique québécoise en culture se sont élevées à 3 G$, une hausse de 22 % par rapport à 2022-2023. Ce montant représente 2 % des dépenses totales du gouvernement, et dépasse ainsi le taux record de la première année de la pandémie (1,85 %), quand le gouvernement avait offert des sommes inégalées pour soutenir la culture.
C’est ce qui ressort de l’analyse Les dépenses en culture de l’administration publique québécoise en 2023-2024, publiée par l’Observatoire de la culture et des communications de l’Institut de la statistique du Québec.
Hausse des dépenses internes et fiscales
Les dépenses fiscales (crédits d’impôt) en culture ont grimpé à un niveau jamais vu en 2023-2024 pour atteindre 1343 M$, soit une hausse de 57 % par rapport à 2022-2023. Ce montant représente 44 % des dépenses en culture du gouvernement du Québec en 2023-2024, alors que c’était environ le tiers en 2022-2023.
Les dépenses internes de fonctionnement, telles que les salaires et les achats de biens et services, ont augmenté pour une quatrième année de suite. Elles atteignent encore un sommet historique, et s’élèvent à 591 M$, comparativement à 513 M$ en 2022-2023 (+ 15 %). Les dépenses internes d’investissement ont aussi augmenté pour une quatrième année, passant de 81 M$ en 2022-2023 à 94 M$ en 2023-2024 (+ 17 %).
Les dépenses externes — qui incluent les subventions, contributions et transferts accordés aux particuliers, aux associations, aux entreprises et aux administrations municipales — ont quant à elles diminué (− 2,1 %) à cause d’une baisse des dépenses externes d’investissement.
Différences importantes
d’une région à l’autre
Les régions de Montréal et de la -Capitale-Nationale reçoivent la plus grande part des dépenses directes en culture, qui incluent les dépenses internes et externes de fonctionnement et d’investissement, mais excluent les dépenses fiscales. Cette situation est due à la présence dans ces régions de grandes institutions culturelles publiques, et d’une grande concentration d’artistes, d’organismes et d’entreprises culturelles.
En 2023-2024, l’administration publique québécoise a consacré 494,56 $ par habitant au titre de la culture dans la -région de la Capitale-Nationale, et 417,33 $ dans la région de Montréal. Dans les autres régions, cette dépense oscille entre 43,72 $ (Laval) et 212,63 $ (-Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine) par habitant.
Lorsque l’on tient compte de l’ensemble des dépenses (directes et fiscales), les parts des dépenses totales pour les domaines Cinéma et audiovisuel (31 %), Multimédia (14 %) et Bibliothèques (11 %) sont les plus importantes. Ensemble, ces trois domaines comptent pour plus de la moitié (56 %) des dépenses totales en culture en 2023-2024.
Si on regarde seulement les dépenses directes, les domaines culturels où l’on observe les dépenses les plus importantes sont les domaines Bibliothèques (20 %), Patrimoine, institutions muséales et archives (16 %) et Arts de la scène (13 %).
L’Institut de la statistique du -Québec est l’organisme public responsable de fournir des informations statistiques fiables et objectives sur la société québécoise. La pertinence de ses travaux en fait un allié stratégique pour la prise de décision, et une source d’information incontournable pour toutes les personnes qui désirent en connaître davantage sur le Québec.
En 2023-2024, les dépenses de l’administration publique québécoise en culture se sont élevées à 3 G$. Photo : Marc Larouche
Route touristique des Lacs et Légendes : Le travail se poursuit
MARC LAROUCHE
Tourisme Bas-Saint-Laurent poursuit son travail visant la création d’une nouvelle route touristique qui misera sur les lacs, les récits et l’identité du territoire. Le président-directeur général de Tourisme-Bas-Saint-Laurent, Pierre Levesque, a confirmé que la future route fait partie des outils envisagés pour enrichir l’offre en et hors saison, et ainsi diversifier les raisons de séjourner dans l’Est-du-Québec.
« Ça découle d’un travail amorcé avec les responsables de la Route des Frontières et de la Route des Monts Notre-Dame. Les deux organisations ont voulu réfléchir à une nouvelle façon de mettre en valeur leur circuit. Plutôt que de maintenir deux propositions distinctes sur un même territoire, l’idée est maintenant de regrouper les forces autour d’un projet commun et d’une thématique plus rassembleuse », dit M. Levesque.
Le nom évoqué, Route des Lacs et Légendes, n’a pas encore été officialisé, mais les démarches avancent, et les travaux sont en cours pour obtenir les accréditations nécessaires. Le lancement officiel n’aura vraisemblablement pas lieu avant 2027.
Raconter autrement
L’intérêt de cette future route tient à sa capacité de raconter le territoire autrement. Dans la vision de Tourisme Bas-Saint-Laurent, il ne s’agit pas seulement d’indiquer un trajet, mais de proposer une expérience structurée, ancrée dans le paysage, les villages, les récits et l’imaginaire régional.
Une collecte de légendes et de contenus est en cours avec des partenaires afin de nourrir cette trame narrative. Il restera ensuite à déterminer les choix éditoriaux, les lieux de diffusion, et la façon de mettre en scène ces histoires pour les visiteurs.
Cette logique rejoint directement la stratégie quatre saisons défendue par Tourisme Bas-Saint-Laurent, qui multiplie les produits capables de retenir les visiteurs plus longtemps, et d’attirer de nouvelles clientèles en dehors des périodes classiques : été et hiver. La future route s’inscrirait dans cette volonté de renforcer les marchés de proximité, et d’ajouter un motif de déplacement complémentaire au plein air, au vélo, à la gastronomie et aux événements.
La Route des Frontières sera bientôt chose du passé. Photo : Marc Larouche

