Le nouveau règlement expliqué

MARC LAROUCHE

La MRC de Kamouraska s’apprête à encadrer les activités forestières sur son territoire avec un règlement régional. Le projet a été adopté par le conseil de la MRC le 8 avril dernier. Il vise notamment à contrôler le déboisement intensif, et à favoriser un aménagement forestier équilibré. La MRC indique également vouloir assurer une meilleure gestion des ressources forestières dans le respect des besoins des propriétaires forestiers, et du maintien des avantages socioéconomiques provenant des forêts privées.

Le projet établit différents seuils pour les coupes totales. Une coupe d’un hectare ou moins d’un seul tenant pourrait être réalisée sans déclaration ni certificat d’autorisation, sauf dans certains cas liés à la création ou à la remise en culture de superficies agricoles. Une coupe totale représentant au plus 30 % de la superficie boisée d’une propriété sur une période de dix ans serait également exemptée. Les coupes partielles, d’assainissement et de régénération ne nécessiteraient pas de certificat.
Un certificat d’autorisation serait requis pour une coupe totale de plus de quatre hectares d’un seul tenant sur dix ans, pour une coupe dépassant 30 % de la superficie boisée d’une propriété sur dix ans, ou pour la création de nouvelles superficies agricoles. Une prescription sylvicole signée par un ingénieur forestier serait notamment exigée pour les coupes à des fins d’exploitation forestière.
Le règlement prévoit aussi des bandes boisées à conserver dans plusieurs secteurs. Elles seraient de 10 mètres entre une coupe totale de plus de quatre hectares et une limite de propriété, de 30 mètres le long de l’autoroute 20 et des routes 132, 230, 287 et 289, et de 20 mètres le long du tronçon Monk et de certaines routes champêtres.
Autour des cours d’eau, les bandes boisées prévues seraient de 60 mètres pour la rivière Ouelle et la Grande Rivière, de 30 mètres pour la rivière du Loup, la rivière Kamouraska et certains cours d’eau identifiés au règlement, et de 15 mètres pour les autres cours d’eau. Une bande de 100 mètres serait également maintenue autour des lacs Morin, Saint-Pierre, aux Loutres, de la Couronne et La Pointe.

S’il est adopté, ce projet de règlement interdirait notamment le déboisement massif sur les reliefs d’intérêt identifiés, comme ici au Cap-au-Diable. Photo : Pierre Trudel

Les coupes seraient interdites, sauf certaines exceptions, sur les cabourons et reliefs d’intérêt identifiés, ainsi que sur les îles de l’estuaire du Saint-Laurent identifiées au règlement. Aucune coupe ne serait permise dans un rayon de 30 mètres autour d’un ouvrage de captage d’eau potable. Dans les secteurs boisés où la pente dépasse 30 %, le prélèvement serait limité à 50 % de la surface terrière par période de dix ans.
Enfin, des amendes sont prévues en cas d’infraction. Elles varient entre 500 $ et 15 000 $ par hectare déboisé, ou 30 000 $ lorsque la moitié ou plus du couvert forestier a été abattue. Les montants sont doublés en cas de récidive. Des inspecteurs forestiers pourraient visiter les propriétés, et ordonner l’arrêt de travaux contrevenant au règlement.
Le règlement complet peut être consulté sur le site internet de la MRC de Kamouraska sous le vocable Projet de règlement 287-2026, règlement régional sur la protection et la mise en valeur de la forêt privée.

Une rentrée en croissance au Centre de services scolaire
de la Côte-du-Sud

JOSÉ D. SOUCY

Le Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud (CSSCS) a amorcé l’année scolaire 2026-2027 avec une clientèle en hausse, au primaire comme au secondaire. Les élèves ont effectué leur retour en classe le 27 août, alors que plusieurs nouveautés ont marqué cette rentrée.

Le CSSCS a accueilli 5671 élèves au primaire, et 3137 au secondaire, ce qui représente respectivement 60 et 71 élèves de plus que l’année précédente. Au total, 8808 jeunes fréquentent donc les établissements primaires et secondaires du territoire.
En formation professionnelle, 122 élèves étaient inscrits pour la rentrée dans l’un des trois programmes du Centre de formation agricole de Saint-Anselme, tandis que plus de 180 l’étaient au Centre de formation professionnelle de l’Envolée, à Montmagny. Ces effectifs sont toutefois appelés à évoluer au fil des mois, puisque plusieurs programmes sont offerts en entrée continue, ou commencent plus tard durant l’année.
Du côté de la formation générale des adultes, plus de 1950 personnes fréquentent l’un des trois centres du CSSCS pour la francisation, la formation générale ou l’insertion sociale. Là encore, les entrées continues devraient faire varier le nombre d’inscriptions.
Un important chantier à Montmagny
L’année scolaire sera également marquée par l’avancement du chantier du nouveau Complexe sportif Promutuel Assurances, situé sur le site de l’école secondaire Louis-Jacques-Casault à Montmagny. Cette première année de construction permettra notamment la réalisation des fondations et de l’enveloppe extérieure du bâtiment.
Clic École prend davantage de place
Le CSSCS poursuit également sa transition vers l’application Clic École, appelée à devenir progressivement l’un des principaux moyens de communication entre les familles et les établissements. L’application permet notamment aux parents de signaler les absences de leur enfant, de recevoir des informations importantes provenant de l’école, et de consulter les états de compte et les bulletins. Le Centre de services scolaire invite les parents à télécharger l’application, et à se familiariser avec son fonctionnement.

Photo : Courtoisie

Presque tous les besoins en enseignement comblés
Sur le plan de la main-d’œuvre, le CSSCS indique avoir comblé près de 98 % de ses besoins en enseignement à l’approche de la rentrée. Les efforts de recrutement se poursuivent néanmoins afin de pourvoir quelques postes, particulièrement en enseignement au secondaire, en éducation spécialisée, et dans les services de garde.
Le CSSCS a rappelé par ailleurs qu’une nouvelle loi concernant les boissons énergisantes doit entrer en vigueur en décembre. Selon les informations transmises par l’organisation, celle-ci doit interdire la vente, l’achat et la possession de boissons énergisantes aux moins de 16 ans. Ces boissons étaient déjà interdites dans la grande majorité des établissements primaires et secondaires du CSSCS.
« La rentrée scolaire représente toujours un moment privilégié où s’ouvrent de nouvelles possibilités d’apprentissage, de découvertes et de réussites. Je remercie sincèrement les membres du personnel pour leur engagement, leur volonté de travailler ensemble et leur professionnalisme. Je souhaite à tous nos élèves ainsi qu’à leur famille une excellente année scolaire 2026-2027 », a conclu Éric Deschênes, directeur général intérimaire du Centre de services scolaire de la Côte-du-Sud