Saint-Joseph-de-Kamouraska :
Le Groupe Lebel ferme définitivement sa scierie
MARC LAROUCHE
Le Groupe Lebel a annoncé mettre fin définitivement aux activités de son usine de Saint-Joseph-de-Kamouraska. L’entreprise invoque l’incertitude concernant l’approvisionnement en bois, l’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ, et les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.
« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonné », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé.
Le syndicat ajoute que face à cette tempête, une seule réponse est venue tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique, conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. « Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique, et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage », lit-on dans un communiqué émis par la CSN.
Selon le Groupe Lebel, le moulin de Saint-Joseph-de-Kamouraska pouvait scier 170 000 mètres cubes de bois, mais n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture en février 2025, par manque d’approvisionnement. Une faible production qui empêchait la scierie de faire ses frais.
La fermeture de cette scierie s’ajoute à celle de l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités. Elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint Joseph-de-Kamouraska. « On rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn, sans compter les autres, où les employés ne sont pas représentés par la CSN, et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années », écrit Thierry Larivière, conseiller aux communications de la CSN.
« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme, et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre, ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN Caroline Senneville.
« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté, et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon. « C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.
Une dizaine de travailleurs perdent définitivement leur emploi.
L’usine était à l’arrêt depuis février 2025. Photo : Site internet du Groupe Lebel
La 16e édition du Relais pour la vie est lancée
MARC LAROUCHE
Le Relais pour la vie à La Pocatière est de retour pour une 16e édition. L’organisation veut amasser 100 000 $ au profit de la Société canadienne du cancer. Seul événement du Relais pour la vie présenté dans l’Est-du-Québec, cette mobilisation régionale aura lieu le 6 juin entre 16 h et minuit sur les terrains du Centre Bombardier, alors que citoyens, bénévoles, organisations et entreprises seront invités à marcher ensemble dans un esprit de solidarité et d’espoir.
Le comité organisateur est fier de confier la présidence d’honneur à Nancy Dubé, préfète élue de la MRC de Kamouraska. « Par son leadership et sa connaissance du milieu, elle contribuera à rassembler les forces vives du territoire, notamment en favorisant l’engagement des organisations et des entreprises de la région », mentionne l’organisation.
« Ici, quand une cause nous interpelle, les gens répondent présents. Le Relais pour la vie est une preuve tangible de cette force collective qui nous définit. J’invite également les gens de partout dans l’Est-du-Québec, de Montmagny à la Gaspésie, à se joindre à nous pour faire de cet événement un véritable mouvement régional », souligne Mme Dubé.
Un mouvement issu la communauté
Année après année, le Relais pour la vie à La Pocatière mobilise des centaines de participants et de bénévoles, tous unis par une même volonté : soutenir les personnes touchées par le cancer et faire avancer la recherche.
Cette année encore, le comité souhaite voir la communauté se rassembler autour de cette cause. « Le Relais, c’est un moment fort pour notre région. Au cœur de l’événement, les participants d’espoir, des personnes touchées par le cancer, donnent tout son sens à la mobilisation collective qui nous rassemble », rappelle Sylvie Dionne, codirectrice du Relais pour la vie à La Pocatière.
Avec une cible fixée à 100 000 $, le comité mise sur une mobilisation large, tant citoyenne qu’entrepreneuriale. Chaque contribution, qu’elle provienne d’une équipe citoyenne ou d’une initiative en entreprise, permet de soutenir concrètement la recherche sur le cancer, les services aux personnes atteintes et l’accompagnement des proches.
Le comité invite la population à se mobiliser dès maintenant en formant une équipe. Les inscriptions sont en cours au relaispourlavie.ca, tandis que les détails et annonces entourant l’événement sont partagés sur la page Facebook du Relais pour la vie à La Pocatière. (ML)
Nancy Dubé. Photo : Courtoisie
